Manhattan's hand Précaire, à l'économie de moyen voulu, l'installation Manhattan's hand est réalisée à partir  d'un écran diffusant une vidéo muette en boucle et d'une vitrine composée d'un dessin découpé  et de minéraux collés.  Cette pièce peut-être appréhendée comme une vanité contemporaine.  C'est lors d'un séjour à New York, que je fis la découverte de micaschiste sur une butte de  Central Park. Cette matière friable brillait. J'en saisis quelques fragments et les exhibais  face aux buildings rutilants de Manhattan. Ce geste que je filmais fut oublié. A la  redécouverte des minéraux chez moi, il me vint l'envie de prolonger ce travail à partir  de  cette première intuition filmée.  Je dessinais ma main, découpais son contour en préservant un bandeau/lien au support, pour  ensuite le reporter sur le bord opposé de la feuille. Je collais les pierres sur le papier et  fixais l'ensemble sur un carton rigide; j'enfermais le tout dans une vitrine tel un trésor  archéologique.  Donc plusieurs espaces de représentations dialoguent avec le regard :  - Le film-témoin en boucle de la main tenant le micaschiste face à Manhattan.  - Ce même micaschiste prélevé sur place (le réel) fixé sur le vide du support d'une  représentation illusionniste (la main).  De concert, la vitrine et la vidéo ouvrent la problématique sur le rapport au regard/temps, et tentent de questionner les notions de présences/absences, plein/vide, réel/virtuel. Installation : dimension varible - fusain sur papier découpé, minéraux, vidéo en boucle sur moniteur.